Reconversion professionnelle en Suisse (y compris frontaliers) & coaching

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Cela fait désormais partie du passé, cette période où les travailleurs avaient la certitude qu’ils vont passer toute leur carrière au même poste et dans la même entreprise. En effet, le monde de l’emploi en Suisse est actuellement en mouvement. Pendant que certains changent de leur propre gré de secteur d’activités, d’autres se voient contraints de le faire. Par conséquent, la reconversion professionnelle est devenue chose courante. Si vous envisagez également un tel projet, sachez qu’il ne s’improvise pas. Il y a en effet plusieurs paramètres à prendre en compte pour assurer sa réussite. Retrouvez plus bas toutes les explications à ce propos.

 

Que faut-il savoir sur la reconversion professionnelle ?

Comme vous venez de le comprendre un peu plus haut, une reconversion professionnelle ne s’effectue pas à la légère. Pour mettre toutes les chances de votre côté afin d’assurer sa réussite, vous devez nécessairement bien vous y préparer. Pour cela, vous devez déjà commencer par mieux vous informer sur ce concept.

 

Qu’est-ce que la reconversion professionnelle ?

La démarche qui consiste à changer de statut ou de métier au cours de sa carrière est appelée reconversion professionnelle. Ainsi, par le biais d’une telle initiative, vous pouvez passer du statut d’entrepreneur à celui de salarié et vice versa. De plus, une telle démarche peut s’opérer au sein d’un même domaine d’activités ou entre deux secteurs professionnels qui ne possèdent aucun lien. Toutefois, il faut préciser que l’important actuellement, c’est que la reconversion professionnelle est aujourd’hui assez encouragée contrairement au fait qu’elle était autrefois mal vue. Ce n’est pas un hasard si en Suisse, près de 7 personnes sur 10 ont déjà eu l’idée de se reconvertir professionnellement. Parmi celles-ci, plus de 25% de personnes se sont déjà lancé dans l’aventure. Vous ne devez donc plus prendre pour facteur premier votre âge avant de vous lancer également dans une telle démarche.

 

A quel âge envisager une reconversion professionnelle ?

Lorsque nous parlons de reconversion professionnelle, retenez que cette thématique sous-entend formation professionnelle. Il s’agit en réalité du fait de devoir retourner sur les bancs alors que l’âge a énormément évolué. Et c’est  justement ce qui fait peur et donne de l’hésitation à la majorité des candidats qui désirent se reconvertir. Mais vous devez savoir qu’en reconversion professionnelle, l’âge n’est pas un facteur déterminant. Ce qui compte le plus, c’est l’épanouissement au sein de votre profession et l’envie de réaliser votre vocation ou votre passion. Par conséquent, retenez que, que vous soyez âgé de 20, 30, 40 ou 50  ans, il n’y a pas une étape fixe au cours de votre vie pour professionnellement vous reconvertir. D’ailleurs, c’est à un âge plutôt avancé que la plupart des personnes se sont lancées dans une telle initiative, car c’est à ce moment qu’elles ont pris conscience de leurs véritables motivations. En réalité, lorsqu’on est jeune, on a tendance à accepter le premier job que la vie nous offre afin de pouvoir devenir indépendants. Mais avec l’âge et l’expérience, l’on finit par se rendre compte que ce travail n’est pas vraiment ce qu’il nous faut. On cherche alors à relever de nouveaux défis et c’est à ce moment que le besoin de se reconstruire professionnellement se fait sentir.

Combien de temps dure une reconversion professionnelle ?

Il est difficile de dire avec précision la durée que vous devez prévoir pour transiter d’une profession vers une autre, car  celle-ci est influencée par divers facteurs. Il s’agit entre autres de votre implication, de la durée de la phase préparatoire et de celle de la formation. Toutefois, sachez que ceux qui se sont déjà lancé dans l’aventure de la reconversion professionnelle ont révélé que cette démarche leur a pris entre 9 et 12 mois. Dans votre cas, cette durée peut être plus longue ou plus courte. Mais quel que soit le temps que prendra ce projet pour être effectif, sachez que l’essentiel, c’est que vous y prenez du plaisir à le faire et que vous soyez patient. Cela vous évitera d’avoir à faire trop d’erreurs.

Quelles sont les étapes à respecter pour se reconvertir professionnellement ?

Maintenant que vous en savez plus sur le concept de la reconversion professionnelle, vous pouvez à présent vous focaliser sur les méthodes de sa mise en œuvre. A ce propos, sachez qu’il y a plusieurs étapes à respecter. Ces dernières sont le secret pour garantir la réussite de votre projet.

 

Effectuer une réflexion personnelle

Avant de vous lancer dans une démarche de reconversion professionnelle, vous devez avant tout procéder à une réflexion personnelle. Cela vous permettra d’identifier les véritables raisons qui vous poussent à vous reconstruire, car celles-ci peuvent émaner d’un facteur personnel et non professionnel. Cependant, sachez que pour mener à bien cette étape, il y a quelques questions auxquelles vous devez répondre.

 

  1. Prenez-vous du plaisir à réaliser vos tâches professionnelles ?

L’un des facteurs qui pourrait vous permettre d’être productif et performant dans votre travail, c’est le fait que vous prenez du plaisir à le faire. Mais  lorsque cette joie est absente, vous allez trouver vos tâches professionnelles ennuyantes et avoir de la difficulté à vous lever tous les matins. De plus, au retour du travail, vous aurez l’impression d’avoir gaspillé votre journée. Si c’est ce que vous ressentez, sachez que le problème revêt un caractère personnel et non professionnel.

 

  1. Vous sentez-vous utile dans votre travail ?

De plus en plus de travailleurs se sentent inutiles dans leur profession compte tenu des modes de travail qui sont actuellement en changement. En réalité, dans la plupart des entreprises aujourd’hui, les tâches sont morcelées suivant une certaine hiérarchie et les salariés qui s’en occupent sont situés à des milliers de kilomètres l’un de l’autre. Par conséquent, le travailleur qui se trouve en bas de l’échelle se considère comme n’avoir pas fait grande chose ou n’assiste même pas parfois au résultat final du projet de l’entreprise. C’est ce que nous pouvons constater dans les établissements financiers où c’est un employé qui est chargé de monter le dossier de crédit alors que c’est un autre qui reçoit les félicitations lorsque le client reçoit son prêt. Alors, si vous vous sentez inutile dans votre travail, sachez que cela est plutôt risqué, car il est fort possible que votre employeur pense la même chose. La situation revêt dans ce cas un caractère professionnel.

 

  1. Est-ce que vous pensez que votre travail a de la valeur ?

La valeur que possède à vos yeux votre profession vous aidera à identifier si la reconversion est effectivement ce qu’il vous faut ou pas. Néanmoins, vous devez savoir qu’il vous sera complexe d’estimer la valeur de votre emploi. Mais vous pouvez toutefois y arriver en vous basant sur des facteurs de comparaison. Il s’agit en fait de vous focaliser sur votre salaire et votre poste pour un travail similaire dans une autre ville ou un autre pays. C’est-à- dire que si vous étiez sur un territoire différent du vôtre et que vous exerciez la même profession, pensez-vous que vous seriez à un meilleur poste ou obtiendrez-vous une plus grande rémunération ? Si votre réponse est ‘’oui’’, c’est que votre emploi ne vous valorise pas et le problème revêt donc un caractère professionnel.

Cependant, après avoir répondu à ces questions, vous constaterez que vos raisons sont soit d’ordre professionnel soit revêtent un caractère personnel. Si c’est le premier cas de figure qui domine, la reconversion professionnelle est à envisager. Mais dans le second cas de figure, l’idéal est plutôt de songer à vous réorienter. Vous pouvez par exemple demander à changer de département au sein de votre entreprise afin de réduire les pressions hiérarchiques.

 

Réaliser un bilan de compétences

Que vous soyez frontalier ou que vous résidez en Suisse, il est impossible de réussir une reconversion professionnelle sans passer par l’étape du bilan de compétences. C’est en effet après ce niveau que vous saurez si vous êtes effectivement prêt pour vous lancer dans une reconversion professionnelle ou que vous n’avez nécessairement pas à changer de carrière avant de retrouver votre épanouissement professionnel. Cependant, retenez que le bilan de compétences est un concept à ne pas confondre avec le bilan personnel. Il s’agit en effet d’une démarche au cours de laquelle un point sera effectué sur vos objectifs, vos centres d’intérêts, vos aptitudes personnelles et professionnelles. En fonction de ces paramètres, le coach qui vous accompagne vous aidera à identifier les secteurs ou métiers qui vous seront plus convenables. Ainsi, vous aurez une première idée sur les différentes ouvertures qui vous sont accessibles. Mais retenez que tout cela se fera en 3 étapes. Il y a :

  •         La phase préliminaire au cours de laquelle le coach de carrière vous expliquera comment va se dérouler le bilan de compétences et vous fera part des buts à atteindre.
  •         La phase d’investigation au cours de laquelle vous allez faire l’objet de divers tests. De même, vous allez faire part au consultant de vos aspirations personnelles et des compétences que vous avez acquises.
  •         La phase de synthèse au cours de laquelle le coach tirera des conclusions par rapport à ce qui a été fait durant la précédente étape. De plus, à ce niveau, il vous fera part des possibilités de réalisation de votre projet et des conditions nécessaires pour y parvenir.

Par ailleurs, vous devez savoir que bien que le bilan de compétences soit efficace, il possède toutefois des limites. En effet, malgré cette étape, certaines personnes ne sont pas certaines que leur intention de se reconvertir soit une bonne décision ou pas. Ou encore, elles ne savent pas avec précision vers quel nouveau secteur d’activités se tourner. Par conséquent, il faut approfondir le bilan de compétences et dans ce cas, c’est un test d’orientation qui est effectué. C’est une démarche où vos envies et désirs ne sont plus pris en compte, car des idées de projet vous sont directement proposées. En réalité, au cours d’un tel test, des propositions de métiers liés à vos compétences vous seront faites.

Quels sont les métiers à choisir pour sa reconversion ?

Si vous ne passez pas par le test d’orientation, vous devez normalement, suite au bilan de compétences déboucher sur des idées de métiers à envisager. Il vous faudra alors réaliser un choix parmi ces dernières. Cependant, vous devez savoir que même si le principe premier de la reconversion professionnelle est l’épanouissement au sein du travail, ce n’est pas pour cela que vous devriez prendre des risques inutiles. En effet, vous devez vous assurer que votre métier de destination vous offrira une rémunération suffisante, car il ne sert à rien de vous reconvertir si la future activité est peu rentable. De plus, même si vos envies et vos compétences sont des facteurs importants, il est aussi nécessaire de veiller à ce que votre choix de métier soit adapté au marché. En réalité, sachez qu’en matière de reconversion professionnelle, il y a des secteurs qui n’emploient plus alors que d’autres sont plus accessibles. C’est le cas des métiers liés à la restauration, l’immobilier, le commerce, l’environnement, le numérique, les services à la personne, le bâtiment, l’esthétique et la beauté.

Trouver une formation et un financement pour la reconversion

En matière de reconversion professionnelle, les choses qui pourraient le plus vous poser de problèmes, sont de trouver une formation adaptée et d’obtenir le financement adéquat pour concrétiser votre projet. Mais sachez que ces paramètres vous rendront inquiets seulement si vous décidez d’entreprendre seul. En revanche, lorsque vous êtes accompagné, le coach de carrière vous assistera dans la recherche de la formation idéale ainsi que dans la réalisation des démarches qui y sont liées. Cependant, sachez que quelle que soit la formation que vous choisirez, celle-ci possède un coût. Fort heureusement, il existe en Suisse des dispositifs qui vous permettent de financer ces cours.  Mais les aides varient selon votre statut. Ainsi si vous êtes un frontalier, vous devez vous tourner vers le Pôle emploi de votre département. Mais cela n’est possible que si votre chômage est partiel. Dans le cas contraire, le financement viendra de la France. Si en revanche, vous n’êtes pas un frontalier, il y a sur le territoire suisse une diversité d’aides à votre disposition. C’est l’exemple des allocations de formation, de l’allocation d’initiation au travail et du chèque de formation.

 

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