Guide complet : Comment fonctionne le 2e pilier suisse ?

Comment fonctionne le 2e pilier suisse ?

Le 1er pilier ou la prévoyance publique cautionne le minimum vital dans la vie d’une personne. Pour maintenir le niveau de vie actuelle lors de la retraite, d’un accident ou d’une maladie, le second pilier est nécessaire. Cet article vous livre une explication simple du fonctionnement de cette caisse de pensions.

 

Quelles sont les caractéristiques du 2e pilier ?

 

Il complète les autres régimes des retraites

Le LPP ou prévoyance professionnelle est un régime de retraite professionnelle. Le 2e pilier, le 1er pilier (le régime de retraite public) et le 3e pilier (régime de prévoyance privé) se complètent dans le but de vous garantir une vie épanouie à l’âge de la retraite.

Si l’assurée veut changer de caisses de pension avant que la vieillesse, l’invalidité ou le décès surviennent, il peut obtenir la prestation de libre passage. C’est une prestation qui vise à maintenir son droit.

La LPP se repose sur une épargne individuelle qui est financée en partielle par l’employeur et à demi par l’employé à des taux variables suivant l’âge du travailleur.

 

Il se repose sur le système de solidarité

La source de financement du deuxième pilier est uniquement les cotisations des bénéficiaires et les assurances-vieillesse. La solidarité est au cœur du système afin de fournir les allocations en cas d’invalidité et de décès et afin d’obtenir le capital pour une épargne accumulée.

Cependant, un assuré ne bénéficie pas en certains cas du capital qu’il a accumulé. Ce dernier reste dans la fondation de prévoyance suisse et est utilisé pour servir de prestation à d’autres personnes. C’est le cas des célibataires et des veufs qui n’obtiennent pas de rentes de survivant. Aussi, leur capital accumulé n’est pas remis à ses héritiers.

Cette solidarité peut induire à quelques complications en sachant que pour plusieurs assurés, le capital du 2e pilier est leur possession. Cet esprit de corps interfère à l’assuré de bénéficier ses sous, entraine de la méfiance et provoquer la lésion de leur capital.

 

Il assure une pension de retraite

En général, un salarié reçoit plus de 60 % de son dernier salaire à son départ à la retraite. Au moyen des cotisations salariales le long de sa carrière, il peut vivre une retraite dans la tranquillité.

Toutefois, lors de l’appropriation d’un avoir de libre passage, le rendement est plus bas surtout pour le capital administré par une fondation institution supplétive. Lors d’un changement d’emploi, le rendement est de 0,1 % par an seulement. Pourtant, auprès d’une caisse de pensions gérée par une institution de prévoyance privée, vous pouvez gagner jusqu’à 6 % du rendement annuel. Ne vous inquiétez pas, il est toujours possible d’optimiser ce rendement de capital.

 

Qui sont les bénéficiaires du 2e pilier suisse ?

Le deuxième pilier touche uniquement les salariés qui perçoivent d’un même employeur un salaire annuel de plus de 21 510 CHF. Ils sont engagés à s’assurer pour les risques de décès et d’invalidité à partir du 1er janvier suivant leur 17e année.

Entre l’âge de 24 ans et le départ définitif de l’activité professionnelle, il est obligatoire pour l’assuré de cotiser pour accumuler une capitale vieillesse.

Le Lpp concerne aussi les indépendants et les salariés qui ne remplissent pas ces conditions, mais de façon facultative.

Cette assurance est également optionnelle pour :

  • Le retraité ayant plus de 66 ans ;
  • Les salariés d’un employeur dont l’AVS lui est étranger comme les organisations internationales ayant des sièges en Suisse ;
  • Les personnes estropiées ;
  • Les membres de la famille d’un exploitant agricole ;
  • Les salariés ayant plusieurs employeurs pour chacun desquels il ne franchit pas le seuil d’affiliation.

La couverture pour les risques décès et invalidité est admissible dès le premier janvier suivant le 24e anniversaire de l’assurée sauf à l’exception.

Savez-vous que l’employeur est en charge du contrat d’obligation d’affiliation de son salarié si ce dernier a rempli toutes les conditions de l’assurance obligatoire ?

Vous devez savoir, en revanche, que la démarche d’affiliation auprès de l’institution supplétive ou d’une fondation de prévoyance doit être effectuée par la personne intéressée pour le régime facultatif.

D’ailleurs, à la demande de la personne future retraitée, son employeur est tenu de contribuer aux cotisations à partir de la date où il est affilié à l’assurance.

 

Quelles sont ses principales prestations ?

À la retraite

À la retraite suisse, l’assuré touche un revenu périodique qui est tiré de son capital. Le montant de cette rente dépend directement du capital accumulé. Il se calcule ainsi : la fondation multiplie le capital accumulé par le taux de conversion 6,8 %. Toutefois, la loi fédérale accepte toute demande de versement d’avoir sous forme de rente de vieillesse par le bénéficiaire. Elle ne peut verser que 25 % de la caisse de retraite.

Pour les personnes qui prennent la retraite plus tôt, pas avant 58 ans, leur taux de conversion diminue de pair avec la rente. La fondation prend en compte leurs années de cotisations qui sont inférieures aux autres.

 

En cas d’invalidité

L’accompagnement des diverses assurances est différent en fonction de la cause d’invalidité.

Pour une invalidité par maladie, l’assurance invalidité et le second pilier intercèdent 2 ans après avec une rente d’invalidité de chaque côté. Ils viennent aussi avec une rente d’enfant impotent s’il y a des enfants mineurs ou en formation à la charge de la personne malade.

Pour le cas d’une incapacité de travail, l’assurance-accidents ou LAA interviennent avec des indemnités de 80 % du salaire assuré. Elle vient 3 jours après que l’incapacité de gain survient. Elle continue à verser une rente si l’incapacité de travailler perdure ou si l’assurée possède un enfant. Cependant si le cumul des rentes touche les 90 % du salaire antérieur et ne suffit pas, la prévoyance professionnelle entre en scène pour les compléter.

 

En cas de décès

Les services de rente sont différents pour les personnes ayant un conjoint ou un partenaire enregistré.

Les services de rentes d’orphelin interviennent aussi quand l’assuré décédé a un enfant mineur ou en formation à charge.

La rente de survivant revient à son conjoint ou à son partenaire enregistré si ce dernier remplit les conditions suivantes :

  • leur union a duré plus de 5 ans ;
  • le conjoint survivant a plus de 45 ans lors du décès de l’assuré.

Si les conditions ne sont pas remplies, le conjoint touche uniquement l’allocation unique égale à 3 rentes annuelles.

Certaines fondations organisent dans leur règlement que le capital sera versé aux héritiers légaux.

Comment récupérer son 2e pilier suisse ?

Le but initial du 2e pilier est de faire verser des avoirs de vieillesse à la retraite. Les institutions de prévoyance professionnelle nécessitent maintenant comme demain de fonds de compte afin de combler les lacunes entre les actifs et les retraités. Cependant, il est bel et bien possible de débloquer le capital d’épargne, mais les solutions qui s’offrent sont généralement astreignantes.

 

 

Qu’est-ce qu’il faut faire pour débloquer mon 2e pilier suisse ?

 

Être bien préparé

La prévoyance suisse fait une exception pour vous en acceptant un déblocage de l’avoir d’épargne. Si vous souhaitez ardemment retirer les fonds de votre caisse de prévoyance, vous devez vous armer de tous les documents requis. Sachez que les caisses de prévoyance effectuent une vérification approfondie de vos acquisitions. Même si les documents à fournir varient suivant les institutions de prévoyance, vous devez généralement apporter :

  • L’attestation de financement de la résidence principale à octroyer auprès de votre banque ;
  • Du plan de financement de la banque ;
  • De l’attestation du notaire certifiant l’acquisition…

Étant donné que la législation suisse sur l’assurance et les conditions de retrait des caisses de pensions connaitront une amélioration à l’avenir, ce déblocage des avoirs de vieillesse sera de plus en plus complexe.

 

 

Remplir les conditions

Grand nombre d’assurés estiment qu’ils peuvent obtenir le versement anticipé quelques jours après la demande. Retirer le second pilier n’est, en fait, pas aussi facile que de retirer de l’argent de leur compte épargne. Avant de penser à récupérer les sous pour les divers projets, les bénéficiaires doivent surmonter les difficultés concernant les paperasses.

Souvent, le déblocage du fonds se réalise environ 40 jours après la demande initiale. Pourquoi est-ce aussi long ? Puisqu’il existe certaines conditions à remplir et plusieurs preuves à réunir. Et ce dernier dépend de l’option de retrait.

 

 

Prévoir l’impôt

Un prélèvement d’impôt est nécessaire lors du déblocage des fonds. Un impôt à la source de 6 % en moyenne est nécessaire.

Surtout pour l’achat d’un logement principal, veillez à préparer des fonds propres raisonnables pour débourser l’impôt ainsi que le frais de notaire. Par conséquent, l’entièreté du 2e pilier est dédiée au logement. N’oubliez pas qu’en cas de rachat de cotisation, vous devez rembourser votre prélèvement de la caisse de pension sinon une déduction fiscale s’applique.

 

 

Quelles sont les options du retrait de mon 2e pilier suisse et leurs conséquences ?

 

Pour devenir propriétaire d’un logement 

  • Les difficultés à surmonter :

Vous devez démontrer que vous êtes le propriétaire de votre domicile privé. Vous devez apporter au minimum 10 % de fonds propres non financés par le second pilier sans oublier le coût de ce logement en rapport avec vos revenus. Le notaire et la banque coopéreront aisément avec la fondation de prévoyance seulement si le logement se situe en Suisse.

  • Les conséquences :

Un versement de rente anticipée engendre impérativement une diminution des prestations selon le plan de prévoyance à laquelle l’assureur a adopté. L’institution de prévoyance vous informera de cette baisse après le prélèvement. En effet, toutes les allocations se dégringolent dans un plan avec primauté de cotisations. Toutefois, les couvertures en cas de décès et d’invalidité ne subissent, pour la plupart du temps, aucun changement. La mauvaise nouvelle est que le capital épargné pour la retraite est de zéro. Aussi, vous êtes obligé de reconstituer le second pilier en cas de revente de votre bien immobilier.

Pour y faire face, il est suggéré de voir la chute des prestations et les combler avec une prévoyance individuelle.

 

 

Pour devenir un travailleur indépendant 

  • Ce que vous devez faire :

Vous êtes reconnu par la loi en tant que travailleur indépendant seulement si le SNC ou le Raison individuel l’approuve. Pour un prestataire dans le secteur de l’industrie ou du bâtiment, il doit se tourner vers la SUVA pour s’identifier. Aussi, leur statut est reconnu uniquement si l’activité lucrative est déjà en cours et qu’il a plus de 3 clients.

  • Ce qui vous attend après :

Cette indépendance va de pair avec la liberté à la cotisation de la prestation du deuxième pilier. Comme vous n’avez plus ni AVS ni AI, il est judicieux de s’affilier à une LPP non obligatoire ou souscrire une prévoyance individuelle.

Il ne faut pas oublier que vous paierez des primes même en étant un non salarié.

 

 

Pour retirer son capital à la retraite 

  • Les difficultés à surmonter :

Étant donné que cette pension de retraite est faite par défaut pour les retraités, le déblocage de capital lors de son départ à la retraite est l’option la plus facile. Cependant, la LPP n’autorise que le déblocage anticipé du 25 % sous forme de capital.

  • Les conséquences :

Vous êtes un bénéficiaire de votre caisse de pensions, mais il est recommandé de consulter le règlement de votre fondation. Il vous permet de savoir le délai pour prendre la rente vieillesse ou le capital du 2e pilier.

Vous avez vos sous, mais vous avez seulement votre rente AVS comme revenu mensuel. Il est alors rationnel de préparer votre avenir et d’ouvrir un compte pour obtenir de nouvelles prestations de vieillesse.

 

 

Pour quitter la Suisse 

  • Les difficultés :

Le frontalier doit prouver qu’il est familier avec la loi fédérale et les démarches à entreprendre en Suisse comme ailleurs. Le retrait est surtout obligatoire quand il se déplace vers un pays en dehors de l’UE. Il doit aussi démontrer son départ de Suisse ainsi que sa nouvelle résidence dans le pays frontalier.

  • La suite :

En vous retirant de la Suisse, vous ne cotisez plus pour la prestation du 2e pilier. Quant aux cotisations AVS versées, elles vous seront données à des prestations réduites à la retraite.

Il est intelligent de se reconstituer une prévoyance dans votre pays de domicile. Pour éviter d’avoir des lacunes dans la cotisation ou une diminution de votre rente vieillesse, contactez la caisse de compensation suisse de Neuchâtel pour payer des cotisations AVS.

Vous n’êtes plus couverts par l’assurance maladie LAMAL et par les prestations complémentaires si bien que vous devez vous souscrire à une nouvelle assurance de votre côté.

Transférer le 2e pilier suisse : le libre passage

Votre activité professionnelle est en interruption et vous n’êtes plus inscrit à aucune caisse de pension ? Ne vous inquiétez pas, l’institution de prévoyance de votre dernier employeur doit verser l’argent sur un compte auprès d’une institution de libre passage. Ainsi, votre avoir du 2e pilier est préservé sûrement et votre capital de prévoyance est toujours conservé. Voici les détails concernant le libre passage.

 

 

Qu’est-ce que la prestation de libre passage ?

Appelée aussi prestation de sortie, la prestation de libre passage désigne le capital de vieillesse versé au bénéficiaire au moment où il quitte l’institution supplétive. Le libre passage correspond au montant accumulé des cotisations épargne avec intérêts.

Une personne n’est plus affiliée à une caisse de pensions lors :

  • d’un changement d’employeur ;
  • d’une perte d’emploi ou reconversion en travailleurs indépendants ;
  • du départ définitif de la Suisse ;
  • d’une formation continue ;
  • d’un congé parental ;
  • d’un voyage prolongé.

Dès que vous êtes dans l’incapacité de cotiser auprès de votre caisse de pensions, vos capitaux sont placés sur la prestation de sortie. Parallèlement à cela, il est obligatoire de maintenir la prévoyance professionnelle. En d’autres termes, l’avoir de prévoyance sera versé à une institution de libre passage.

En reprenant votre activité lucrative professionnelle, il suffit de verser l’avoir de votre compte dans votre nouvelle institution de prévoyance.

En plus, l’encouragement à la propriété de logement favorise l’obtention de votre prestation libre de passage quand vous atteignez l’âge de 50 ans.

 

 

Qu’est-ce que le compte de libre passage ?

Selon la LPP, les avoirs versés auprès d’une institution de prévoyance suisse ne doivent pas quitter le circuit de la prévoyance. Vous ne pouvez pas avoir cet argent à votre disposition à la sortie de votre entreprise.

Ainsi, la prestation de sortie de l’assuré doit être transférée à une institution :

  • soit sur un compte de libre passage auprès d’une banque ;
  • soit sur une police de libre passage auprès d’un assureur ;

Cette fondation de libre passage assure le placement et la gestion des fonds de la prestation de sortie sans possibilité de cotiser. Elle maintient votre couverture de prévoyance obligatoire.

Ce compte de prestation de sortie auquel un taux d’intérêt préférentiel est appliqué est réservé uniquement au second pilier. Pour ouvrir ce compte, tournez-vous directement vers une banque ou vers un établissement financier.

Sachez que vous avez le droit de transférer votre prestation de libre passage vers deux institutions de libre passage. Pour quoi faire ? Le but est de diminuer le risque de perte si jamais la banque fait faillite.

 

 

Comment se calcule la prestation de libre passage ?

La manière de calculer la prestation de sortie dépend du plan de prévoyance du second pilier de l’ancien employeur.

 

 

S’il adopte le principe de la primauté des cotisations :

Le financement du deuxième pilier est assuré par l’intermédiaire des cotisations dont le montant est décidé à l’avance dans le plan de prévoyance. La cotisation est la base au calcul des couvertures pour la retraite, l’invalidité et le décès.

La prestation de sortie correspond à la somme des contributions d’épargne versée par l’employeur et le bénéficiaire en vue d’obtenir la prestation de vieillesse. Les mises de fonds comme le rachat ainsi que les intérêts s’ajoutent aussi au calcul.

 

 

S’il adopte le principe de primauté des prestations :

Les assurés actifs sont plus favorables avec ce système. Après avoir défini le but à atteindre en matière de prestations représentées en pour cent du salaire assuré, il faut calculer les cotisations dans le but d’atteindre ces objectifs.

La prestation de libre passage correspond à la valeur présente des prestations accumulées depuis l’entrée dans le plan de prévoyance jusqu’à la date de la fin des rapports de travail.

 

 

Que faire du capital de libre passage ?

À la rupture des rapports de travail, l’employeur envoie aux assurées un avis de sortie de la prévoyance professionnelle. Cet avis de sortie aide à notifier le bénéficiaire sur les possibilités légales et règlementaires qu’elle ait de maintenir sa prévoyance. Toutefois, la décision revient à l’assuré :

 

 

S’il veut un transfert de son libre passage 

La personne assurée peut transférer sa prestation de sortie et le placer dans la fondation de prévoyance de son nouvel employeur.

Dans le cadre d’un changement d’emploi, l’ancienne caisse de pension est obligée de verser la totalité de la prestation de libre passage à la nouvelle institution de prévoyance. Les deux caisses sont tenues de vérifier la réussite de ce transfert. Cependant, vous devez réagir à cet avis de sortie avant que l’ancienne institution ne verse votre prestation de sortie sur un compte bancaire ou une police de libre passage qui vous est méconnu. Faites alors preuve de réactivité sinon vous risquez de ne plus retrouver votre argent qui peut monter à des milliards de francs.

Du point de vue économique, il est plus intéressant de faire un transfert dans la fondation de prévoyance LPP de votre nouvel employeur plutôt que dans une fondation de libre passage parce que le taux technique y est plus élevé.

Grand nombre de personnes placent leurs avoirs sur un compte de la prestation de sortie à la banque, c’est sans intérêt au sens financier du terme. Vous pouvez, en revanche, placer l’argent de votre fonds de pension auprès d’un gestionnaire de patrimoine.

 

 

S’il veut un retrait du 2e pilier

Il est possible de diviser votre libre passage en deux pour procurer des avantages fiscaux.

Le problème avec le libre passage est que vous ne pouvez pas demander le versement en espèces de la moitié de la caisse de prévoyance, mais directement la totalité. L’ennui est aussi que le taux d’impôt sur le capital s’attache naturellement au montant de votre second pilier. Alors, si le montant de la prestation de sortie est élevé, le diviser en deux est la solution. Vous pouvez récupérer une partie à l’âge de la retraite.

Vous avez bel et bien le droit d’ouvrir deux comptes ou polices de libre passage dans deux institutions différentes. Vous pouvez le splitter comme vous le souhaitez, mais grand nombre de personnes mettent le tiers du montant dans un compte et le 2 tiers du solde sur l’autre.

Il faut savoir que les avoirs déjà transférés sur un compte de libre passage ne peuvent plus être divisés.

 

Les démarches sont différentes pour les assurés souhaitant devenir indépendants, désirant quitter la Suisse et pour les assurés mariés-divorcés. Alors, consultez des spécialistes genevoises pour obtenir des informations et des conseils.

Comment utiliser son 2e pilier suisse ?

Les prestations de la prévoyance professionnelle avec l’AVS et l’AI sont destinées à maintenir correctement le niveau de vie de chaque assuré. En cotisant tout au long de ses années actives jusqu’à l’âge de retraite, les bénéficiaires accumulent un capital nommé avoir de vieillesse. Mais ils ont aussi la possibilité de débloquer cette somme avant 65 ans.

 

 

Devenir libre à la retraite


Un moment d’hésitation s’impose…

Avant le départ à la retraite, le salarié hésite à prendre le capital ou à toucher la rente de vieillesse. Le choix est difficile en tenant compte des montants en jeu qui peuvent s’élever jusqu’à des milliards de francs.

Avant, les caisses de pension ont fixé si vous pouvez ou non faire un prélèvement total ou partiel de votre avoir de vieillesse. S’il n’y avait pas de prévision, les assurées devaient par défaut prendre la rente de vieillesse.

Mais depuis la révision de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle en 2005, l’assuré retrouve sa liberté de demander un versement en capital d’au moins 25 % de son avoir d’épargne.

Maintenant que le règlement de prévoyance est favorable à l’option capitale, les rentiers doivent simplement vérifier les modalités demandées pour débloquer l’avoir d’épargne. Si le bénéficiaire veut opter pour un versement anticipé de l’avoir d’épargne, les caisses réclament un respect de délai d’une longue durée avant la prise de l’allocation. L’assuré doit se souvenir, en effet, que la rente de vieillesse est l’option proposée par défaut. Voilà pourquoi une demande particulière est nécessaire pour le déblocage de l’avoir de vieillesse avant l’âge de la retraite.

 

 

Comment se décider pour un capital ou pour une rente ?

Pour savoir comment bien utiliser vos avoirs de prévoyance, il faut prendre en compte quelques critères. La décision finale dépend en fait de la réponse aux questions suivantes :

  • Quel est le montant de l’allocation mensuelle versée à ma retraite ?
  • Qu’est-ce qui se produira en cas de décès de l’assuré ? Qui percevra le capital décès ?
  • Qu’en est-il des impôts ?
  • Quels sont les points positifs et les points négatifs de la rente vieillesse ? du capital ?
  • Est-il possible de changer d’avis sur l’option capitale à la dernière minute ?
  • Avez-vous la possibilité de prendre une retraite anticipée ?
  • Combien sera le versement d’une rente AVS selon le profil de votre famille ?
  • Allez-vous envisager de quitter la Suisse ?
 

Pour devenir propriétaire


La liberté a une condition

Les taux hypothécaires sont de plus en plus bas et le coût des loyers est de plus en plus exorbitant. Il est alors naturel pour les assurés d’envisager un achat de logement. D’ailleurs, ils peuvent utiliser la caisse de pension pour payer les fonds propres de votre futur bien immobilier. Jusqu’à l’âge de 50 ans, vous pouvez débloquer la totalité de votre avoir de prévoyance.

 

Cependant, cette option est soumise à un contrôle strict. Pour réaliser ce projet de longue haleine, 20 % de fonds de prévoyance sont nécessaires et la caisse de vieillesse peut aider.

Comme c’est l’ordonnance sur l’encouragement à la propriété du logement à l’aide de la caisse de prévention qui administre cette opération, les conditions sont particulières :

  • Les fonds de la prévoyance professionnelle doivent être uniquement utilisés pour les besoins de l’assuré afin d’acheter ou construire un logement.
  • L’assuré peut opter pour une maison individuelle, un appartement, un PPE ou un terrain où il utilisera à l’avenir comme domicile principal.
  • Le financement est autorisé pour un bien immobilier uniquement.
  • Le financement peut faire usage d’un remboursement de prêt hypothécaire.
  • L’avoir de caisse peut être utilisé pour acquérir de parts sociales d’une coopérative de construction et d’habitation.

Si le futur propriétaire a un projet pharaonique dont le montant dépasse le solde dans le fonds propre, il doit probablement y renoncer.

 

Il faut tout envisager

Toutefois, comme c’est un projet de longue haleine, il faut d’abord se poser quelques questions :

  • Qu’est-ce qu’un logement principal et privé ?
  • Si les fondations rencontrent des difficultés, auriez-vous une assurance-chômage ?
  • Pour bénéficier du versement anticipé, une promesse d’achat est-elle suffisante ?
  • Que faut-il faire pour obtenir un versement anticipé de la caisse de pension ?
  • Qu’allez-vous faire si vous avez fait des rachats de cotisations ?
  • Que se passe-t-il s’il y a risque de décès ? En cas de divorce ?
  • Qu’en est-il des modalités de versements et des délais ?
 

Pour devenir indépendant

Si vous souhaitez développer une activité indépendante dans votre avenir, retirer votre 2e pilier est une option pour y investir. N’oubliez pas, toutefois, que vous commencerez à dépenser votre future rente de vieillesse. Ainsi, à l’âge de retraite suisse venue, il vous reste l’assurance-vieillesse pour vivre.

Si vous n’avez pas d’autre choix que le prélèvement de capital, il est judicieux de le reconstituer le plus tôt possible.

Démarrer une activité lucrative indépendante vous donne la possibilité de toucher en espèces vos avoirs de vieillesse. Pour y arriver, il faut remplir certaines conditions de reconnaissance de votre statut. Les travailleurs indépendants doivent fournir les documents suivants :

  • Une attestation de la caisse premier pilier confirmant votre statut ;
  • Pour certains secteurs, vous devez vous adresser à la SUVA, car s’affilier au registre du commerce comme indépendant ne répond pas aux exigences ;
  • Les preuves que vous travaillez à votre compte : loyer pour des locaux, achats de matériel…
  • Un accord du conjoint ou du partenaire est nécessaire pour les assurés mariés.

Gardez à l’esprit que le fondement d’une SARL ou d’une SA signifie monter une société, mais pas une activité à votre compte.

Avant de devenir indépendant, soyez sûr de :

  • Votre statut : raison individuelle ou SNC ;
  • Obtenir rapidement au moins 3 clients ;
  • Du délai entre la date du démarrage de l’activité professionnelle et la reconnaissance de votre statut ;
  • Le délai précis pour le retrait du second pilier ;
  • De votre choix entre une affiliation facultative au Lpp et une prévoyance individuelle.
 

Départ définitif de Suisse

Vous voulez découvrir d’autres cultures autres que la swiss life ?

Un assuré qui quitte la Suisse peut utiliser le 2e pilier comme bon lui semble. Que ce soit pour débuter une nouvelle activité ou une nouvelle vie à l’âge de retraite, le versement en espèces de la caisse de pension est difficile à réaliser.

Si une personne assurée déménage vers un pays de l’UE et qu’elle n’a pas plus de 60 ans, elle ne peut pas tout débloquer. Une part de son avoir restera sur un compte de libre passage suisse. Une modalité administrative rigoureuse est nécessaire pour la retirer.

Cependant, si vous allez résider dans un endroit hors de l’UE, le retrait s’effectue librement. Il faut tout simplement savoir que la fiscalité et le régime général ne sont pas pareils d’un pays à l’autre. Même si la Suisse s’est convenue de la prise en compte de la prévoyance suisse avec de nombreux pays un peu partout dans le monde.

Les difficultés à surmonter sont partout alors demandez-vous :

  • Est-il judicieux de splitter la prestation de sortie et gagner en avantages fiscaux ?
  • Comment sera traité un frontalier ?
  • Est-il possible de retirer le deuxième pilier en étant indépendant hors de Suisse ?
  • Quelles sont les modalités à suivre pour débloquer la part obligatoire bloquée ?
  • Qu’est-ce qu’il faut faire si je retourne travailler en Suisse ?

Pour vous guider, rester en contact avec vos assureurs.

Comment optimiser votre 2e pilier suisse ?

Vous souhaitez prévoir une retraite anticipée ou vous êtes en manque d’années d’assurance, mais vous ne voulez pas altérer votre capital vieillesse ? La solution est de faire un rachat. Il est adapté à chaque âge et à chaque profil. Cet article vous explique pourquoi vous êtes avantageux en choisissant cette option.

 

Faire un rachat pour améliorer des prestations

S’il vous manque des années de cotisation à la LPP, vous pouvez vous servir de votre bonification et faire un rachat de deuxième pilier. En d’autres termes, vous faites un versement volontaire d’argent pour votre capital retraite. Combler des années de cotisations manquantes optimise votre pension de vieillesse, et entraine aussi une économie d’impôts considérable.

Des rachats dans la caisse de pension vous donnent la possibilité de compléter les lacunes de prévoyance et de toucher une rente plus élevée à la retraite.

Cependant, pour le rachat de cotisations dans le but d’améliorer votre vie à l’âge de la retraite nécessite l’autorisation du règlement. S’il est accordé, la personne assurée comblée le vide causée par votre absence. Cette augmentation des prestations de vieillesse pour anticiper une retraite s’appelle un rachat supplémentaire.

Pour bénéficier des taux de la prévoyance professionnelle, pensez à effectuer votre rachat dès le début de l’année. Ainsi, vous n’allez pas rencontrer de mauvaises surprises concernant les placements.

Mais comment calculer le montant du rachat possible ? C’est simple. Il suffit de comparer l’avoir de vieillesse accumulé à l’avoir que l’assuré aurait pu octroyer s’il avait été assuré depuis ses 25 ans avec le salaire et avec le plan actuel.

 

Faire un rachat pour bénéficier d’une déduction fiscale sous certaines conditions

En plus de pouvoir augmenter ses avoirs de vieillesse, un rachat vous permet de jouir d’avantages fiscaux. Aux yeux de la fiscalité, les rachats de cotisations sont traités de la même manière que les cotisations normales au 2e pilier du système. Ainsi, sous l’examen de l’autorité fiscale concernée, le montant du rachat est déductible du revenu imposable dans l’année du versement de la cotisation. 

Les avantages fiscaux obtenus lors du rachat dans le 2e pilier s’appliquent toujours que les assurés fassent la compensation par un versement unique ou par plusieurs paiements consécutifs.

Durant le rachat, vous pouvez optimiser votre charge capitale étant donné que le capital de prévoyance est défiscalisé d’impôts sur la fortune et sur le salaire. C’est la raison pour laquelle il est judicieux de les réaliser de manière espacée sur plusieurs années. De cette manière, votre revenu annuel sera soumis à un taux d’impôt à la source plus bas.

Si vous ne disposez plus beaucoup de temps avant l’atteinte de votre âge de départ, n’examinez plus vos futures prestations de vieillesse. Faites le plus tôt possible votre rachat dans la caisse de pension. Souvenez-vous que les rachats procédés plus tôt entrainent un accroissement de votre rente parce que les fonds versés dans le 2e pilier fructifient dans votre intérêt et ces derniers relèvent ainsi vos rentes.

En d’autres termes, les fonds de pension rémunérée longtemps entrainent des intérêts composés d’effet important et une prestation considérable.

 

Dans quelle situation faire un rachat ?

Envisagez de compléter votre avoir de vieillesse quand :


Vous avez commencé à cotiser tardivement :

Dus à certaines raisons, certains preneurs de prévoyance ont débuté à cotiser pour l’épargne après 25 ans. Pour rattraper cette lacune à cause des études, de bénévolat ou de voyage, il peut faire un rachat.

 

Votre augmentation salariale est significative :

Avoir une augmentation est une bonne nouvelle, mais elle conduit inexorablement à une hausse d’impôt sur le revenu. Elle entraine également une lacune de prévoyance si vous voulez garder un niveau de vie raisonnable à l’âge légal de la retraite.

 

Votre plan de prévoyance individuelle a amélioré :

En changeant d’emploi et donc de fondation avec un plan de prévoyance meilleure, vous devez également combler une lacune par un rachat de cotisation.

 

Votre divorce entraine à un partage de vos avoirs de 2e pilier :

Le divorce provoque souvent la division des avoirs du capital retraite des deux ex-conjoints. Du coup, l’avoir de vieillesse d’un des conjoints baisse tragiquement si bien qu’un comblement par un rachat est nécessaire.

Cette optimisation du second pilier est aussi essentielle :

  • Au cas où vous arrêtez une activité lucrative à cause d’une maternité, d’une formation ou d’un séjour à l’étranger ;
  • En cas de retrait du capital à cause d’un achat de logement, d’une reconversion au statut de travailleur indépendant, d’un départ définitif de la Suisse ;
  • Au cas où vous anticipez votre retraite.

Faites attention aux points suivants 

  • Le rachat de cotisation n’est pas une compte-épargne. À titre d’illustration, si un célibataire décède avant sa retraite, l’intégralité de ses avoirs de prévoyance et de ses rachats resterait dans la fondation.
  • Le rachat de cotisation vise à améliorer la capitale vieillesse, mais pas à constituer une épargne supplémentaire. En cas de décès ou d’invalidité avant le déblocage, il est possible que le montant des rachats soit perdu de manière entière ou partielle.
  • Le montant du rachat ne peut pas être récupéré sous forme de capital dans les trois ans suivant le rachat.
  • Cette option est surtout plus intéressante pour les entrepreneurs et les travailleurs indépendants.