Guide complet : Le coût de la vie en Suisse

Le coût de la vie en Suisse

La Suisse figure parmi les plus attractifs du monde. Sa gouvernance qualifiée d’honnête et compétente et la qualité de vie qu’elle offre en sont les premières causes. Outre, vivre en Suisse c’est augmenter considérablement son salaire et augmenter sa capacité d’épargne.

Le salaire en Suisse fait partie des plus élevés que l’on retrouve partout dans le monde. En effet, il offre un salaire médian mensuel d’environ 6502 francs suisses en 2020 soit à peu près 5698,55 euros. La Suisse n’a pas de salaire minimum. Mais récemment, le canton de Genève a fixé un salaire minimum de 23,14 CHF l’heure. Autrement dit, la Suisse affiche le SMIC mensuel le plus élevé jusqu’à présent. C’est un tableau bien beau, mais le revers de la médaille est le coût de la vie très élevé.

 

L’une des villes les plus chères

Vous comptez déménager en Suisse, où vous a-t-on proposé de travailler en Suisse ? C’est une très bonne nouvelle. Le salaire mensuel est très alléchant. Cependant, avant de prendre la décision de travailler et vivre en Suisse, vous devez garder en tête que le coût de la vie y est un facteur non négligeable.

En effet, le niveau de vie en Suisse est très élevé. Autrement dit, le salaire élevé va de pair avec le coût de la vie. Pour éviter les mauvaises surprises, il est donc important de se renseigner sur les coûts de la vie.

 

Habiter en Suisse pour une vie meilleure

En effet, vivre en Suisse c’est profiter d’un système économique dynamique et d’une très grande stabilité politique. Ses deux éléments engendrent un niveau de sécurité très élevé dans les villes.

La Suisse propose un vaste réseau de transport en commun pour faciliter vos déplacements d’un canton à l’autre. Comme toutes les grandes villes, elle n’échappe pas aux embouteillages. Les transports en commun sont alors très sollicités.

Vous envisager de vivre en Suisse, le choix des meilleures villes de Suisse dépend du mode de vie que vous recherchez et de votre budget car, le coût de la vie peut varier entre les villes. D’ailleurs, certaines villes de Suisse comptent parmi les plus chères du monde.

 

La liste des dépenses des ménages suisses

Principalement, on peut classer les dépenses en deux types :

 

–       Les dépenses qui ont un caractère obligatoire.

Pour ce type de dépense, on peut citer comme exemple les différentes charges sociales, l’impôt sur revenu, l’assurance maladie.

En général, les dépenses obligatoires représentent environ 30 % du revenu brut annuel qui se répartit ainsi :

  • Impôts : 12 %,
  • Cotisations aux assurances sociales : 9,5 %,
  • Primes d’assurance maladie : 6,5 %,
  • Pensions alimentaires : 1,9 %.
 

–       Les dépenses de consommation.

Ce type de dépense englobe tous les achats (de biens et services) effectués par les ménages résidents pour satisfaire leurs besoins. En général, une famille moyenne consacre environ 55 % du revenu brut aux dépenses de consommation. Ils peuvent se décomposer ainsi :

  • Logement et énergie : 21 %,
  • Transports : 11 %,
  • Produits alimentaires et boissons non alcoolisées : 9 %,
  • Restauration et services d’hébergement : 8 %,
  • Ameublement et équipement du ménage : 3 %,
  • Boissons alcoolisées et tabacs : 2 %.

À cette liste, on peut ajouter les dépenses pour :

  • Les loisirs et cultures : 8 %,
  • La communication : 3 %,
  • Les assurances complémentaires et autres (cadeaux, dons…) : 8 %.

Au vu de ses chiffres, on peut dire que ce sont les dépenses se rapportant au logement et à l’énergie qui pèsent le plus sur le porte-monnaie. Mais ils restent aussi très variables, car, le coût d’un logement en Suisse dépend du canton et de la commune de résidence. Par exemple, au canton de Genève, à Zurich, et à l’Arc Lémanique les coûts de logement sont les plus élevés sur tout le territoire Suisse. 

 

La rémunération en Suisse

Selon HSBC, depuis 2018, la Suisse figure parmi les destinations favorites des expatriés. L’une des raisons qui poussent une personne à s’expatrier est la soif d’une vie meilleure. La Suisse, en plus de ses paysages époustouflants, son dynamisme économique et sa situation politique stable, figure parmi les pays qui offrent un salaire très attractif. Travailler en Suisse permet alors une augmentation de son pouvoir d’achat et d’accéder à des conditions de vie meilleures.

Cependant, malgré le coût élevé de la vie, les charges salariales sont beaucoup plus favorables que dans certains pays de l’Union européenne. Les cotisations sociales retenues à la source (assurance — santé, assurance chômage, charges sociales, système de prévoyance et retraite…) représentent 13 à 17 % du salaire brut contre un taux de 23 % en France.

En Suisse, peu importe votre statut, que vous soyez résident expatrié ou frontalier, vous êtes tenu de vous souscrire à une assurance maladie en Suisse ou assurance maladie frontalier indépendamment de votre salaire.

Comme dans chaque pays, le salaire perçu dépend de plusieurs facteurs surtout au niveau du secteur privé. Entre autres, on peut citer les secteurs d’activité, l’expérience professionnelle, la profession, les diplômes, la taille de l’entreprise…

On peut constater une grande disparité entre les salaires en Suisse proposés d’un canton à un autre, et généralement, les femmes sont beaucoup moins indemnisées que les hommes. En effet, le salaire horaire à Genève n’est pas le même qu’à Zurich ou à Lausanne. On peut citer comme exemple un salaire horaire de 23 francs suisses à Genève contre 20 CHF à Neuchâtel. Et le coût de vie à Genève peut être beaucoup plus cher par rapport aux autres cantons.

 

Le coût de la vie moyen en Suisse

D’une manière générale, comportement face à l’argent dépend, de notre origine, nos valeurs personnelles et de nos priorités. Vous comptez vivre en Suisse, le meilleur moyen de s’en sortir reste un budget sur mesure, car le coût de la vie y est très cher.

Le salaire suisse peut être un piège pour celui qui ne se renseigne pas correctement. Dans ce cas de figure, vivre en Suisse deviendra très vite insurmontable. Pour votre information, en moyenne la vie en Suisse est 62 fois plus chère qu’en France. Donc pour vous aider, certains sites proposent des fichiers Excel intégrants toutes les dépenses d’une famille moyenne. Vous pouvez également trouver des sites qui peuvent vous donner des indices de prix.

Vous pouvez également vous tourner vers l’office fédéral de la statistique. Ils proposent un calculateur statistique de salaires. Avec Salarium, vous pouvez calculer le salaire mensuel brut et la dispersion salariale au niveau du pays pour un poste de travail spécifique. Ce ne sont pas des recommandations salariales, mais au moins, ils vous donneront une idée de ce que vous pouvez percevoir.  

Pour le loyer, il est conseillé d’utiliser une formule approximative. Généralement, le loyer ne devrait pas dépasser 25 % de votre salaire net mensuel. Si vous êtes une grande famille, le loyer peut atteindre 33 % de votre salaire net mensuel.

Si vous êtes étudiant, nous vous conseillons la colocation, cela va permettre de réduire considérablement vos charges, car trouver un logement bon marché en Suisse est rare.

La Suisse est un pays extrêmement riche et fabuleux. Chaque secteur d’activité présente des avantages intéressants en plus du salaire très attractif. Cependant, le coût de la vie y est très cher. Avant de signer un contrat, renseignez-vous sur le droit du travail en Suisse (il est différent de celui de la France) et étudiez tous les aspects possibles (travailler en tant que résident ou frontalier). Si vous optez pour un travail frontalier, n’oubliez pas d’inclure dans votre budget vos dépenses en transport. Un dernier point et non le moindre, le salaire se négocie avant la signature d’un contrat de travail alors une mure réflexion s’impose avant de signer son contrat.

Le coût de la vie en Suisse — pour un salarié

Vous êtes salarié en Suisse, votre salaire helvétique fait rêver de nombreuses personnes. La Suisse est un pays riche et très diversifié. Elle est connue pour son niveau de vie élevé, son dynamisme économique, ses paysages époustouflants et surtout pour la rémunération qu’elle propose. Très élevé par rapport à de nombreux pays de l’UE, est-ce réellement suffisant ? Quelle est la réalité des salariés en Suisse ?

 

Le SMIC mythe ou réalité ?

Le SMIC ou salaire minimum interprofessionnel de croissance existe en France depuis 1950. Théoriquement, le SMIC n’existe pas en Suisse. Cependant, dans certains cantons (cantons de Genève, Neuchâtel et du Jura) il existe un salaire minimum qui est variable d’un canton à l’autre et d’un secteur d’activité à l’autre.

Cependant, pour ceux qui ont appliqué le salaire minimum horaire, on peut affirmer qu’ils figurent parmi les plus élevés du monde. On peut citer comme exemple celui de Genève. Pour 41 h de travail hebdomadaire, le Conseil d’État a tranché un salaire minimum horaire de 23,14 francs suisses, équivaut à un salaire mensuel d’à peu près 4093 francs suisses.

Si vous comptez donc travailler en Suisse, que ce soit en tant que résident ou en tant que frontalier, il est judicieux de demander à votre future entreprise si elle est soumise à une convention collective ou non. Généralement, dans cette convention collective, il y a une base de rémunération pour chaque type de poste au sein de l’entreprise. Vous pouvez également vous utiliser votre réseau pour savoir si telle rémunération est acceptable pour tel poste, dans telle ville.

 

Quel salaire pour un expatrié ou un frontalier ?

En 2021, le salaire moyen en Suisse s’élève à 5676 CHF soit à peu près 5144,21 euros. Lorsqu’on connait le train de vie en Suisse, on peut affirmer qu’en Suisse, on vit bien, mais avec un certain coût. Le salaire va donc de pair avec le prix de la vie.

Ce salaire est très variable et entre autres, les critères suivants en sont les principales causes : le secteur d’activité, du poste, de la grandeur de l’entreprise, l’âge du salarié et sa situation familiale, l’expérience professionnelle…

Donc, avant de signer un contrat de travail, il est judicieux de se renseigner sur les conditions salariales de votre future entreprise, le prix qu’une entreprise est prête à payer pour les services que vous allez offrir à votre futur employeur…

Il est important de noter que même s’ils ne sont pas nombreux, en Suisse il y a des entreprises qui peuvent profiter de l’ignorance des expatriés. Il y a des entreprises qui sont capables de proposer des salaires bas, qui ne permettront pas au salarié d’avoir une vie décente en Suisse.

 

Les charges mensuelles des Helvètes

Si nous décortiquons les charges d’un Helvète, il n’y a pas de très grande différence avec celui d’un Français. Cependant, nous avons noté quelques différences près.

Si on prend le cas d’un salarié, en France, ou dans n’importe quel pays de l’UE ou d’AELE, le salaire net s’obtient après toutes les déductions fiscales et les cotisations sociales. L’assurance maladie du salarié est déjà prise en charge par l’entreprise. L’impôt sur le revenu est également retenu à la source. Ce qui est différent de celui de la Suisse.

Pour la Suisse, la souscription à une assurance-santé est obligatoire. Cependant, il n’est pas pris en charge par l’entreprise. C’est au salarié d’entreprendre toutes les démarches et de payer la cotisation mensuelle ou annuelle correspondant et individuellement.

Le salaire net reporté sur la fiche de paie correspond à la différence entre le salaire brut et les différentes déductions (impôts, charges sociales…). Le calcul du    salaire brut s’obtient en additionnant le salaire horaire et les indemnités de jour férié.

Les charges mensuelles des Helvètes peuvent être catégorisées en deux types : les dépenses obligatoires et les dépenses de consommation.

 

Les dépenses obligatoires

Les dépenses obligatoires correspondent aux déductions mentionnées ci-dessus. Elles sont composées par :

  • Les impôts sur le revenu qui s’élèvent à environ 12 %,
  • Les cotisations aux assurances sociales: Assurance vieillesse et survivant (AVS), assurance invalidité (AI), régime des allocations pour perte de gain (APG), assurance chômage (AC)… représentée par 6,5 % du salaire
  • Les primes d’assurance maladie correspondent généralement à 6,5 % de la rémunération.  
 

Les dépenses de consommation

En plus des dépenses obligatoires, un Helvète doit aussi compter les dépenses de consommation. Ils constituent les charges les plus lourdes pour un salarié, car ils peuvent revenir jusqu’à 50 % du salaire net mensuel. Ce type de dépense englobe la totalité des achats et services effectués par une famille pour satisfaire leurs besoins.

Les dépenses de consommation peuvent se répartir comme suit :

  • Logement et énergie : 21 %,
  • Transports : 11 %,
  • Produits alimentaires : 9 %,
  • Restauration et services d’hébergement : 8 %,
  • Ameublement et équipement du ménage : 3 %,
  • Boissons alcoolisées et tabacs : 2 %.
  • Les loisirs et cultures : 8 %,
  • La communication : 3 %,
  • Les assurances complémentaires et autres (cadeaux, dons…) : 8 %.

Il est important de noter qu’une légère modification au niveau des dépenses peut avoir un impact considérable sur le budget mensuel d’une famille. Prenons par exemple le cas du logement. Le loyer d’un canton à l’autre est très variable. De même, le choix entre un appartement F4 et un F5 peut avoir une grande répercussion sur les ressources d’une famille.

 

Salarié résident ou frontalier, négociez son salaire.

Le salaire suisse peut être un piège pour celui qui ne mesure pas l’ampleur du coût de la vie en Suisse. Pour faire court, le coût de la vie va de pair avec la qualité de vie et le prix des biens et services proposés. Il en est de même pour le logement.

On peut alors affirmer que se loger à Genève est beaucoup plus cher que se loger à jura. Le coût de la vie à Zurich sera beaucoup plus élevé que celui de Neuchâtel.

Donc le salaire va également suivre la même logique. La rémunération varie en fonction des cantons, du secteur d’activité, du poste, de l’expérience, de l’ancienneté, de la taille de l’entreprise, les qualifications, de l’âge, du sexe… Bref, pour les mêmes conditions, on notera une différence de salaire (qui peut être considérable) au niveau de chaque canton.

Comme chaque canton est autonome, on notera donc 26 manières différentes de calculer les impôts. Il est donc important de se renseigner sur les différents barèmes appliqués et les méthodes de calcul des impôts sur le revenu.

La négociation d’un salaire se fait lors des entretiens. C’est pour cela qu’il est primordial de connaitre et d’avoir toutes les données en main afin de pouvoir déterminer le montant de sa rémunération. Pour un petit coup de pouce, nous vous conseillions de vous tourner vers les simulateurs de bulletin de paie. Ils intègrent presque tous les éléments déductibles et mettent en exergue le montant imposable, l’ensemble des charges sociales, les heures de travail, le taux horaire, les cotisations salariales…

Si vous décidez d’être un salarié résident, il est beaucoup plus facile de négocier pour un salaire à la hausse. De plus, actuellement, les entreprises (dans le secteur public ou secteur privé) ont tendance à privilégier les résidents.

Le choix d’être travailleur frontalier ou résident dépend entièrement de vous. Les deux offrent des avantages et des inconvénients en matière d’assurance maladie, d’allocations familiales, d’éducation, d’impôts, et du logement. Mais, il est presque impossible de statuer sur ce point.

Pour conclure, pour un salarié de classe moyenne, vivre en Suisse peut être un parcours du combattant. Le coût de la vie est très élevé et c’est la raison pour laquelle la négociation du salaire est importante avant la signature du contrat. Le salarié doit porter une réflexion particulière aux charges auxquelles il sera confronté.

Le coût de la vie en Suisse — pour un étudiant

La Suisse est un pays multilingue. En tout, elle utilise quatre langues officielles, l’allemand, le français, l’italien et le romanche. Voulez-vous étudier en Suisse ? L’un des premiers critères reste la maitrise de la langue d’enseignement à l’université. Dans cet article, nous allons survoler les universités, les informations et démarches administratives à suivre si on veut travailler en Suisse et pour finir le coût de la vie pour les étudiants.

 

La Suisse et son enseignement supérieur

La Suisse est un pays connu pour la qualité de son système universitaire. Il offre trois types de diplômes académiques : la licence, le master et le doctorat. Chaque université propose deux semestres par an de 14 semaines chacun soit un total de 28 semaines pour une année universitaire. Pour étudier en Suisse, vous avez le choix entre fiancer vos études vous-même ou rechercher une bourse d’études.

En Suisse, on retrouve principalement deux types d’institutions : les hautes écoles universitaires et les hautes écoles spécialisées.

Les hautes écoles universitaires sont orientées vers la recherche fondamentale. Les universités les plus connues se trouvent à Zurich, Genève et Bâle. Les écoles polytechniques fédérales proposent un enseignement en sciences naturelles, sciences de l’ingénieur et de l’architecture se situent à Lausanne et à Zurich.

Les hautes écoles spécialisées se tournent davantage vers la pratique et le pays est réputé pour sa formation en hôtellerie.

Pour accéder aux formations, vous devez posséder un niveau avancé de français ou d’allemand, car les établissements dispensent les cours soit en français soit en allemand.

 

Comment s’inscrire dans les universités en Suisse ?

Vous voulez poursuivre vos études universitaires en Suisse, nous vous conseillons de commencer les démarches 9 à 10 mois avant la rentrée universitaire. Généralement, pour constituer un dossier, vous aurez besoin de photos d’identité, de vos diplômes supérieurs à partir du baccalauréat, de vos relevés de notes, une lettre de motivation, un CV, des lettres de recommandation et votre score de test langue si vous étudiez en anglais ou en allemand.

En moyenne, une lettre d’admission vous sera envoyée un mois après l’envoi de votre dossier. Si vous avez soumis votre candidature auprès de plusieurs universités, contactez l’université pour valider votre choix, et contactez celles dont vous déclinez l’offre.

 

Les démarches à suivre après votre admission à l’université


Se souscrire à une assurance maladie

Les étudiants étrangers en Suisse ont une obligation de se souscrire à une assurance santé pour obtenir une autorisation de résidence sur le territoire. Elle doit remplir les conditions de couverture et de rapatriement pour la validation du dossier.

 

Trouver un logement

Le loyer constitue une charge importante pour les étudiants surtout s’ils habitent seuls. Pour obtenir une résidence universitaire, vous pouvez vous tourner vers les Crous. Ils peuvent mettre à votre disposition (sous condition de ressource) des chambres dans des résidences universitaires à des prix intéressants. Vous pouvez également opter pour une collocation, cela va vous permettre de diminuer vos charges.

 

Préparer son budget pour l’université

Le coût de la vie en suisse est très élevé. Et si vous n’êtes pas boursier, vous devez absolument vous préparer financièrement. Pour vous aider, voici une simulation des dépenses d’un étudiant en Suisse.

Pour vous donner une idée, voici une petite illustration des coûts à laquelle les étudiants vont faire face en Suisse. Ils sont donnés uniquement à titre indicatif et ils peuvent varier en fonction des cantons, du mode de vie et des habitudes de l’étudiant.

  • Frais de scolarité : 1200 à 7000 euros
  • Le logement : 5000 euros par an
  • Produits alimentaires : 2700 euros
  • Assurance santé : 250 euros
  • Transport : 550 euros
  • Loisirs et culture : 1620 euros

Vous pouvez également faire un tour sur le site de l’université de Lausanne, il détaille les taxes d’études et le coût de la vie en Suisse. Il donne également un coup de pouce sur les bourses d’études et l’octroi des aides financières.

 

Le coût d’une année universitaire en Suisse

Le coût d’une formation en Suisse reste très variable en fonction de la branche d’étude, de l’université et de la durée de formation choisie. Le prix des formations présente des différences d’une université à un autre.

Prenons l’exemple de l’université de Lausanne et de Berne, on doit compter 1500 euros par an, tandis que pour l’université de Genève nous conseillons de prévoir 900 euros par an.

Pour les programmes de bachelor et de master, en moyenne il doit prévoir à peu près 1600 euros par an. Cependant, pour certaines disciplines (comme la médecine et certains types d’ingénierie), les frais de scolarités peuvent facilement atteindre 16 000 euros par an.

Au vu de ses chiffres, on peut dire que le coût de l’enseignement supérieur lui-même n’est pas particulièrement coûteux par rapport à d’autres pays. Cependant, le coût de la vie reste un facteur important.

 

Comment poursuivre ses études en Suisse

Si vous êtes un étranger, vous avez deux possibilités : trouver une bourse d’études ou financer vos études à partir de vos propres fonds.

 

Où peut-on trouver des bourses d’études ?

Étudier dans une université et poursuivre les études supérieures n’est pas toujours accessible à tout le monde. Cependant, il est possible d’obtenir une bourse d’études ou une aide financière ; pour bénéficier d’une bourse d’études, nous vous conseillons de vous tourner les différents établissements d’enseignement. Certains d’entre eux proposent des bourses d’études supérieures basées sur la situation financière et sur les performances de l’étudiant. Pour ce cas de figure, vous serez tenu de déposer un dossier de candidature pour pouvoir prétendre à ces aides financières.

 

Financer ses études grâce à un travail étudiant

La majorité des étudiants optent pour des petits boulots pour augmenter leur pouvoir d’achat de vie d’étudiant. Toutefois, cela ne doit pas dépasser 15 h par semaine. Vous devez également être titulaire d’une autorisation de séjour et d’un permis de travail relevant d’une activité accessoire.

Si vous êtes un ressortissant hors UE, le permis de travail sera délivré seulement 6 mois après l’arrivée en Suisse sauf si le travail recherché se rattache à leur domaine d’étude. 

 

La mobilité internationale, échanges internationaux — les bourses possibles

La Suisse a été exclue du programme Erasmus en 2014. Pour compenser cela, la bourse Movetia a été mise en place. Il permet aux étudiants d’obtenir une bourse qui s’élève à 340 euros pour les étudiants et 390 euros pour les stagiaires. Il s’adresse principalement aux étudiants européens dans le cadre d’un échange universitaire en Suisse.

Pour les étudiants français, il n’y a pas de grandes différences. La différence se situe au niveau de la sélection et des formations concernées par la mobilité. La Suisse fixe elle-même les critères d’éligibilité des candidats.

Ainsi, pour participer au programme, l’étudiant français est invité à se rapprocher du département fédéral pour de plus amples informations.

La majorité des grandes universités de Suisse proposent une possibilité de mobilité à l’internationale. Ainsi, l’étudiant peut étudier dans un autre établissement d’enseignement à l’étranger pour un ou plusieurs semestres. Pour connaître les offres et les partenariats, vous pouvez directement vous adresser aux services de mobilités. Par la même occasion, vous pouvez demander les conditions d’adhésion et d’inscriptions pour le programme d’échange. Par exemple, l’université de Genève, grâce à des accords de collaboration et programme Coimbra, offre un panorama des possibilités d’échange avec l’Australie, le Chili, le Canada, les États-Unis et la Chine pour assurer une mobilité internationale à ses étudiants.

 

Conclusion

La Suisse offre un cursus très intéressant et une très bonne qualité d’enseignement pour les étudiants universitaires. C’est la principale raison de l’augmentation constante du nombre d’étudiant étranger et étudiant international qui intègrent les universités suisses. Cependant, il ne faut pas oublier le coût de la vie qui affecte directement le budget des étudiants. Les frais universitaires ne sont pas si exorbitants, mais c’est le coût de la vie qui alourdit le budget annuel. Cependant, en intégrant les universités en Suisse vous pouvez profiter d’un enseignement de qualité et d’une grande mobilité internationale.